Chinese Man: The Groove Sessions Vol.2

Publié le par Crazy Horus



Suite du premier volume The Groove Sessions de Chinese Man paru en 2007, ce deuxième volet risque d’en enchanter plus d’un encore une fois.

 

Ce groupe directement issu du label Chinese Man Records n’en est pas à son premier essai lorsqu’il sort en 2007 The Groove Sessions Vol.1. C’est à partir de 2005 que le collectif s’immisce avec modestie dans la nébuleuse électro avec de discrets EPs tels que The Bunni groove, The Indi Groove, et The Bunni groove dont les Groove Sessions sont largement inspirées. Si le premier chapitre nous avait plu, le suivant demeure beaucoup plus convaincant.

 

Furieux mélange entre un son électro énergique et un hip hop affirmé, le projet est avant tout d’un éclectisme savoureux dont on ne se lassera pas facilement. Combinant ambiances hindoues et beat endiablé (« Calling Bombay ») les aficionados des Beat Konducta seront comblés. Chinese Man n’hésite pas à confronter parfois plusieurs cultures musicales que sont la musique folklorique, le trip hop et le hip hop. Exemple parfait de cette combinaison improbable, « Jumpin’ In Havana » s’avère être un métissage intéressant entre le son cubano dilué dans un trip hop délectable entrecoupé de cuts formidables qui rajoutent à la dynamique latina. Gorgé de samples hip hop, jazz et rock l’album n’en reste pas moins trip hop plongeant l’auditeur dans un climat plus conventionnel sur « Elysean Fields », titre inquiétant éraflé par une guitare saturée ou le doucereux « He Said » poursuivant dans la tradition du trip hop mélancolique institué au milieu des années 1990.

 

L’opus dévoile par ailleurs un hip hop électro désarticulé (« Our Time »), souvent proche de RJD2 et de DJ Shadow  (« Ordinary Man », « Post Trauma »), basculant dans quelque chose d’un peu fou comme le démontre « Batteries Not Included ». Alors comment ne pas être séduit par tant d’univers qui au final n’en forment qu’un seul, totalement débridé et libéré des frontières musicales et culturelles qui donne une fusion à la fois froide et colorée à l’image de « 7th Street ») ? Difficile d’y réchapper. Le son vous happera facilement et c’est sans le moindre effort, sans la moindre conscience que votre corps bougera, affirmant par là son approbation. 

 

Au final on se retrouve être comme ces quatre hommes sur la pochette, heureux du résultat et passablement extatique.

 

 

 

 

 

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